Le racisme décomplexé se développe au moment précis où l’establishment cherche des boucs émissaires pour masquer leurs attaques contre nos conditions de vie. Les gouvernements péquistes comme libéraux ont consciemment entretenu un sous-investissement dans nos services publics. La qualité du système d’éducation et des soins à nos aînés-e-s s’en trouvent abimés comme jamais. Les salaires, au privé comme au public, ne suivent pas l’augmentation du coût de la vie. Un nombre croissant de familles glisse hors de la classe moyenne. Les minorités visibles et culturelles sont les premières victimes de ces attaques mais l’ensemble des travailleurs et travailleuses écope.

Ce n’est donc pas un hasard si les discours racistes et nationalistes identitaires décomplexés se répandent aujourd’hui au Québec. Jean-François Lisée a beaucoup de culot pour laisser entendre qu’il nous faut choisir entre des bains pour nos aîné·e·s et l’accueil des réfugié·e·s. Si nos aîné·e·s n’ont pas droit à deux bains par semaine, c’est entièrement de la faute aux politicien-ne-s comme lui qui ont saccagé nos services publics. L’odieux slogan raciste «les nôtres avant les autres» relève de la tentative de diviser pour mieux régner, au bénéfice du patronat et des politicien·ne·s corrompu·e·s des trois principaux partis.

De notre côté, nous lutterons pour que tou·te·s les québécois·es peu importe leurs origines ou leurs croyances, aient le droit de vivre dignement. Nous revendiquons un salaire minimum à 15$/h pour sortir des centaines de milliers de familles de la pauvreté. Dans cette lutte cependant, tout ce qui nous divise nous affaiblit. Dans nos syndicats, nous savons que les préjugés racistes entretenus par les chroniqueurs et chroniqueuses grassement payé·e·s des radios poubelles nuisent au développement de la solidarité. Cette solidarité de classe, antiraciste et inclusive, est absolument nécessaire pour mener à bien les luttes collectives qui amélioreront nos conditions de vie.

Les militant·e·s de Québec de la campagne pour le 15$/h combattront résolument le racisme et tout ce qui nous divise. Pour vaincre, nous devons bâtir la culture de la solidarité au sein de la classe ouvrière. Faisons en sorte que la campagne du 15$/h soit un espace de solidarité pour tou·te·s les travailleurs et travailleuses issu·e·s des minorités.

Pour 15$/h et contre le racisme!
On ne laisse personne derrière! Dans nos luttes, il y a une place pour tout le monde!
Ce qui nous divise nous affaiblit! Notre force c’est la solidarité!

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