Émily Perrier Gosselin, 28 ans

Je travaille dans quatre résidences pour ainé-es autonomes à revenu modique. Je m’occupe de la planification, de la coordination et de l’animation des activités de loisir pour plus de 350 personnes. Mon objectif, c’est qu’elles s’approprient leur milieu de vie socioculturel.

Emily_PGJ’ai un baccalauréat en animation et recherche culturelles et je complète une maîtrise dans le domaine. Je gagne 15,85$/h. Je ne suis pas syndiquée. Mon salaire me permet grosso modo d’arriver à la fin du mois. Mais, je suis incapable de sortir de mon endettement. Même si j’ai la chance d’habiter en coopérative de logement, il m’est impossible d’épargner en raison de mes frais d’étude. Le gouvernement m’a coupé les prêts et bourses parce que je suis en prolongation de maîtrise.

Emily_PG05Je crois qu’augmenter le salaire minimum à 15$/h est une revendication minimale à gagner. Je n’ose pas imaginer le fardeau qu’a à subir une personne qui gagne moins, mais qui doit composer avec des obligations familiales et un loyer plus cher. Comme aux États-Unis, nous devons nous battre dès maintenant pour un 15$/h et gagner la bataille. Si on attend trop, 15$/h ne sera même plus assez.

Pour cette raison, je crois qu’il faut aussi indexer les salaires au coût de la vie. Nos salaires doivent suivre l’augmentation du coût de la vie. C’est la seule manière de réduire l’écart entre ma paie et ma facture d’épicerie.

J’invite les gens à parler de ces revendications dans leur milieu de travail. L’augmentation de nos salaires ne nous sera pas offerte en cadeau. Je souhaite que les syndicats se battent pour un 15$/h indexé dans leur convention collective. Rappelons-nous qu’en travaillant, c’est nous qui créons la richesse du Québec.

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